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Café citoyen le lundi 27 juin 2011 à Montpellier

lundi 6 juin 2011, par 80. Bernard VIVIEN

La rencontre prévue pour ce dernier café citoyen d’avant les vacances est reportée au 11 juillet, même lieu, même heure sur le thème : " Les Grecs réinventent-ils la démocratie en Europe ?". Le débat sur l’avenir du mode de production coopratif aura lieu soit fin septembre, soit fin octobre.

Merci de votre compréhension.

"La coopérative, un mode de production d’avenir ?"

Tel est la question dont le Café-citoyen de ce lundi 27 juin débat

avec Simon Cossus, animateur d’Enercoop Languedoc-Roussillon.

Dans la recherche d’une alternative à la mondialisation ravageuse des équilibres sociaux et territoriaux, la production au plus prés de la vie réelle dans des coopératives respectueuses des rapports de travail et de la nature apparaît de plus en plus comme une solution efficace.
Or elle est trop souvent encore considérée comme une forme dépassée ou inefficace.
A partir de l’expérience de la coopérative Enercoop on réfléchira en quoi la généralisation du coopérativisme peut accompagner l’avènement d’une République citoyenne.

Retrouvons-nous donc ce lundi 27 juin à 18h30 au Baloard, 21, Boulevard Louis Blanc, à Montpellier (arrêts Corum et Louis Blanc Tram 1 et Corum Tram2).

Entrée libre

Dans l’attente, et pour information, un article paru le lundi 23 mai 2011 dans Ouest-France :

« La catastrophe de Fukushima et la facture d’EDF qui ne cesse de grimper font affluer la clientèle. En Belgique, son cousin germain est déjà le moins cher du marché...
Rien du tout, au regard du mastodonte EDF et ses millions d’usagers. Enercoop est un fournisseur d’électricité confidentiel, avec 8 500 clients. Goutte d’eau dans un océan, mais elle ne cesse d’enfler. « Les demandes de contrats, 600 tous les mois, ont presque doublé », savoure Stéphanie Lacomblez, responsable de communication. L’effet Fukushima. Enercoop fournit au réseau de l’électricité verte achetée à des producteurs d’éolien, de petits barrages hydrauliques, de biogaz...

L’opérateur est né en 2005, dans la foulée de l’ouverture du marché électrique aux professionnels, à l’initiative de fers de lance écolos, Greenpeace, Amis de la Terre, Biocoop ou de hérauts de l’économie sociale et solidaire comme la Nef. Denis, qui vient de franchir le cap, à Vannes, est sensible « au mode de gestion coopératif et démocratique : un homme, une voix permettant d’influer sur les choix ».
Un geste qui a un coût
Philippe, un retraité de Dinan, est au nombre des pionniers « désireux de transformer la société autrement qu’avec des mots ». Le geste a un coût. Le kW/heure est facturé 25 à 30 % plus cher. Mais tout est relatif, assure pour sa part Jean-Claude Bossard, maire du Chefresne. La petite commune de la Manche, en lutte contre le passage de la future ligne à très haute tension reliant l’EPR de Flamanville à la Mayenne, s’approvisionne chez Enercoop sans grever son budget. « Nous avons fait un bilan énergétique et remédié aux gaspillages. »
Chaque jour qui passe joue en faveur du renouvelable, affirme-t-on au siège d’Enercoop. « EDF ne cesse d’augmenter ses prix et nous ne bougeons pas les nôtres », assure Stéphanie Lacomblez. La démonstration est déjà faite en Belgique, où Ecopower, cousin germain d’Enercoop, est d’ores et déjà le moins cher du marché. « Ils ont 20 000 clients et une liste d’attente. » En Allemagne, Greenpeace Energy, 100 000 clients, joue à égalité.
À ce rythme, la question de l’alimentation verte peut très vite se poser. Enercoop, qui ne bénéficie pas du tarif préférentiel de rachat du photovoltaïque, vient d’engager une action auprès de l’Union européenne pour changer la donne. Des coopératives de production régionales se mettent aussi en place. La Bretagne devrait avoir la sienne en 2012. « Si 90 % de Français allaient vers Enercoop, il n’y aurait plus de centrales nucléaires », dit Jean-Claude Bossard... qui a fait mettre des panneaux voltaïques sur l’église du Chefresne...

Thierry BALLU.

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